3 mois vers Compostelle
• 14/09/2007 - Départ au Cameroun
• 3/09/2007 - Dernières photos
• 14/08/2007 - Santiago
Bonjour à tous,
Nous venons ce matin d´arriver au bout de notre périple, pélerinage.
Nous vous avions laissé à Mélide, dans l´albergue de 130 places, où tout le monde va manger des poulpes le soir dans les pulperia. Nous y avons échappé.
Lundi, nous nous sommes levés tôt pour partir dans un flot continu de pèlerins. Lorsque nous nous arrêtons, ce sont des dizaines de pèlerins qui nous passent devant,dont la moitié en vélo. Le chemin est agréable, nous sentons que sur ce chemin (nous avons rejoint le chemin officiel) tout est aménagé pour le pèlerin, des chemins au bord des routes jusqu´à des distributeurs de boissons sur les bords du chemin. Nous marchons 32 km pour arriver à Petruzo,où il y a une albergue de 120 places...completo. Un marabout a été installé dans un collège et la plupart des pèlerins s´y arrètent car la prochaine étape est à 16km. Quelque chose nous dit qu´il faut continuer, n´est ce pas notre avant dernière étape ? Si nous marchons aujourd´hui, nous ne serons plus qu´à 5 km de la cathédrale. Vers 16h30, nous partons donc pour Monte do Goso, "mont de joie", colline qui domine Santiago et sur laquelle à été installé un complexe de plus de 1000 places pour les pélerins. Nous marchons dans cette luminosité de fin de journée, seuls car peu de pèlerins continus, longeant l´aéroport et l´autoroute sans vraiment s´en apercevoir. Tout au long du chemin, nous trouvons des mots, des croix, des signes de tous les pèlerins passés avant nous, nous y sommes presque. Nous arrivons à Monte do Goso vers 20h30, et nous sommes remplis de joie car nous apercevons déjà la ville : c´est une certitude, nous y arriverons demain.
Aujourd´hui, nous sommes partis assez tôt et arrivés presque seuls dans la cathédrale, après avoir traversé la ville sous la pluie et le vent. Nous courions presque sur le chemin tellement nous avions hâte d´y être. Nous avons salué Saint-Jacques de votre part, et nous lui avons confié vos prières que nous portions depuis le Puy. Nous avons pu prendre notre temps car la vague de touriste ne troublait pas encore ce moment privilégié. Nous nous sommes fait surprendre par la messe, qui nous a permis de finir ce pèlerinage par une eucharistie.
Après 53 jours de marche dont 27 en Espagne, 1500 kilomètres, pour la première fois de notre vie, nous sommes particulièrement fiers d´avoir relevé ce défi que nous nous étions lancés. Mais nous savons que nous ne l´avons pas fait seuls. Notre foi nous a permis de déplacer certaines montagnes et votre communion nous a donné la force de continuer quand le sac se faisait trop lourd et que notre corps souffrait.
Pour notre couple, c´était un vrai départ, dans la paix, la joie, la rencontre et la découverte. Le chemin nous a imposé une simplicité de vie qui n´a jamais été une contrainte.
Nous avons un bus à prendre ce soir pour la France etnous n´avons pas le temps de vous donner nos impressions. Nous préfèrons vous réécrire plus tard à notre retour. Nous serons dimanche prochain à Paris.
Si certains ont des questions, qu´ils n´hésitent pas ici où sur notre mail maxetjulie@gmail.com pour partager.
A bientôt
Max et Julie
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• 12/08/2007 - Les derniers kilomètres
Bonjour à tous,
merci pour vos messages. Nous vous avions laissé à Pola de Allande où nous avons quitté Lucie et son frère Simon, deux jeunes français rencontrés sur le chemin. Nous sommes partis pour l´étape que nous redoutions depuis quelques jours : une très grande montée, une gigantesque descente jusqu´à un barrage et encore une montée tout ceci en 36 km. Heureusement, les paysages étaient magnifiques, nous montons des montagnes de bruyères et avons des vues très dégagées. La descente vers le barrage domine le lac artificiel qu´il a créé. Un peu épuisé nous arrivons à Grandas où nous trouvons une albergue minuscule sale et bondée, il n´y a même plus de places pour dormir par terre. Heureusement à Oviedo, le pèlerin sur le retour nous avait parlé d´une auberge de jeunesse 6 km après Grandas. Nous repartons donc sous un soleil couchant et arrivons vers 20h à l´auberge pleine encore mais heureusement nous pouvons planter la tente. Une zone de camping est aménagée, nos deux voisins sont des touristes français.
Le lendemain, nous partons pour Fonsagrada et 22km seulement pour nous remettre un peu de la veille. Nous marchons dans des paysages de montagne et arrivons en Galice. Nous arrivons à l´albergue en début d´après-midi et pouvons nous reposer dans une grande maison aménagée et tenue par la protection civile. Nous faisons la connaissance d´un couple de jeunes parisiens dont le garçon était à la même prépa que Max. C´est notre dernier moment posé avant de rejoindre les flots de pèlerin.
Vendredi, nous partons mais nous ne savons pas pour quelle destination car il n´y a que deux auberges, une à 23km et l´autre à 50. Nous allons donc viser entre les deux. Nous laissons tous les pèlerins de la veille à la première auberge et marchons sous un soleil de plomb vers Lugo. Nous traversons des villages endormis par la sieste, sauf les chiens. Après 37km, épuisés, nous entrons dans un petit village Vilae de Cas et demandons à un couple de paysans très agés, s´il y a un endroit où nous pouvons planter notre tente. Ils abandonnent leur ramassage de pommes de terre pour nous ouvrir leur porte. A partir de là, tout fût magique. Maria et Pepe furent adorables, nous laissant choisir l´emplacement de la tente, courant nous chercher de l´eau fraiche et des fruits directement cueillis dans les arbres. Leur fils José arrête alors de travailler pour boire une bière avec nous. Une cousine vient nous traduire et nous mettre à l´aise en nous disant que nous sommes chez les gens les plus généreux d´Espagne. Tout en continuant à faire le travail de la ferme, ils nous montrent la douche, où laver notre linge et où cueillir des fruits à emporter pour le lendemain. Après avoir fini de s´occuper des vaches, José nous fait visiter toute la ferme, en nous expliquant les différences entre ses vaches, nous montrant son four à pain, ses cochons que nous gouterons le soir. Nous sommes reçu à diner comme des rois, nous ne mangeons que des produits de la ferme : pains, charcuterie, tortillas, gateau et même de l´eau de vie dans le café. Nous arrivons à peu près à nous comprendre d´autant plus qu´après le repas, la femme de José rentre avec une cousine qui parle anglais et un peu français. Ils sont tous très content de partager ce moment avec nous et nous sommes sur un nuage devant ces gens adorables.
Le lendemain matin, José, Fina et Raquel se lèveront pour partager un café avec nous. Maria avait insisté la veille pour que nous prenions quelque chose de chaud avant de partir. Nous sommes un peu décalé par rapport aux autres pèlerins et marchons tous seuls jusquà Lugo. A lugo, de nouveaux pèlerins arrivent car nous nous trouvons à 100km de Saint-Jacques, distance nécessaire pour obtenir la Compostella, sorte de diplome du pèlerin et reconnu en Espagne pour le cv. La cathédrale est très jolie et Lugo est une ville entièrement fortifiée. Nous marchons toute l´après-midi jusqu´à San Roman da Retorta où nous arrivons après 34 km. Nous n´avons pas la force d´aller plus loin (10km) et il n´y a pas d´auberge. Nous plantons notre tente dans le jardin du bar du village, l´accueil est l´opposé de la veille mais nous ne sommes là que pour dormir...
Ce que nous ne pouvons faire, notre voisin un chien aboiera près de nous toute la nuit. Aujourd´hui dimanche, fatigués, nous avons traversé pleins de petits villages pour arriver à Mélide où nous rejoignons le chemin officiel très fréquenté. Nous sommes bien installé dans une auberge de 120 personnes très bien conçue. Nous discutons avec de nombreux français dont Joseph que nous avions rencontré le 19 juin à Figeac avec Marion chez les Carmels. Nous avions gardé un très bon souvenir de lui et nous sommes ravis d´échanger sur nos chemins et de partager nos repas.
2 jours nous séparent de Santiago, 50 kilomètres...
Nous allons maintenant marcher avec une foule de pèlerins. Fatigués, íntrigués par ce qui nous attend, nous avons tellement hâte d´y être.
On vous retrouve si possible dans 2 jours.
Max et Julie
PS: on ne peut toujours pas mettre les photos.
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• 7/08/2007 - J-7
Bonjour à tous,
c´est peut-être la dernière fois qu´on vous écrit avant d´arrivée à Saint-Jacques de Compostelle. Nous avons un peu accéléré notre rythme.
Nous vous avions laissé à Oviedo, très jolie ville mais qui restera pour nous la pire nuit que nous avons passée. Beaucoup de gens commencent à Oviedo et sont donc en pleine forme et pas très respectueux de ceux qui veulent dormir. On retiendra un ronfleur assourdissant, des téléphones qui sonnent toute la nuit et une jeune fille qui hurle car elle fait des cauchemards. Nous avions néanmoins passé une soirée sympathique en dînant avec un jeune couple de français qui commençait et en discutant ensuite avec un autre qui revenait de Saint-Jacques.
Dimanche matin, nous sommes donc partis fatigués vers Cornellana et 37 km, encore une magnifique journée avec l´entrée dans la montagne. Nous commençons à grimper, il faut pour cela traverser beaucoup de chantiers car une autoroute est en travaux. Heureusement que nous sommes dimanche et que les ouvriers ne travaillent pas. Nous dormons dans un monastère aménagé par la ville pour les pèlerins, c´est très luxueux pour une auberge mais très sale et il n´y a aucun accueil. Etrangement, nous nous ne retrouvons qu´à 3, nous et une jeune française qui fait médecine à Reims, alors que la veille nous étions 25.
Lundi matin, nous partons sous la pluie qui nous suivra toute la journée. Un chien très énervé et en liberté nous empêche de traverser un village et manque de nous mordre, nous faisons un léger détour par la nationale et fuyons sous ses crocs. La journée est tout de même fort agréable, il y a beaucoup de dénivelés mais nous prenons notre temps d´autant plus que nous ne croisons pas de pèlerins. Nous traversons Salas et rencontrons des français travaillant dans le 12e en vacances ici. Nous arrivons dans l´auberge après 30 km et sommes tout de suite saisi par le nombre de paire de chaussures. L´auberge est complètement pleine, des pèlerins sont déja installé par terre. Nous sommes invités à en faire autant avant que Julie ne négocie la pièce de la chaudière. Ca sent beaucoup le renfermé mais nous avons presque une chambre et un peu de calme malgré le monde.A 20h, une fourgonette viendra déposer des matelas pour ceux qui dorment par terre. Tout le monde s´inquiète un peu pour le lendemain car l´auberge suivante n´a que 12 places et nous sommes 35.
Aujourd´hui, nous avons eu une magnifique journée, une des plus belle en Espagne avec des superbes paysages de montagnes, des chemins herbeux, du calme... Nous sommes arrivés facilement à Pola de Allande après 27 km. Nous y avons trouvé par chance une auberge toute neuve qui vient d´ouvrir il y a 8 jours. Elle est impeccable et assez grande pour le nombre que nous sommes. Dormir à 30 dans un dortoir avec des Espagnols est loin d´être évident et dans quelques jours nous serons plus de 100.
Nous arrivons normalement dans une semaine à Saint-Jacques, nous comptons les jours et les kilomètres mais tous ce que nous avons déja parcouru nous pousse.
A bientôt,
Bonnes vacances à tous ceux qui partent,
Max et Julie
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• 4/08/2007 - Oviedo
Bonjour à tous,
merci pour vos messages, on a eu effectivement des temps différents et maintenant c´est un peu la canicule. En effet Anne, le chemin espagnole n´est pas très religieux ni véritablement accueillant, la France nous manque. Pour Albert, désolé mais nous venons de quitter la côte (mais sur toute la fin on a vu beaucoup de camping-car de surfeurs).
Nous vous avions laissé à Comillas après notre après-midi de repos.
Le lendemain, nous sommes partis direction Unquera avec une étape de 26 km. Le début était difficile car Julie avait (enfin) des ampoules. Ce n´est pas l´ampoule en elle même qui fait vraiment mal mais elle déforme le geste de la marche et abîme d´autres muscles. Nous avons traversé la ville de Cobrécès qui est un mélange d´architecture espagnole et d´Amérique du Sud ramené par les colons. La journée est passée vite et nous avons redit aurevoir à Antonio pour la dernière fois. Nous arrivons à Unquerra après avoir traversé des forêts d´eucalyptus. Le soir la ville est horrible mais cést le grand luxe : hôtel pour pèlerins. Nous avons notre propre chambre et salle de bains, ça nous change des dortoirs. Petite anecdote, en regardant par hasard par la fenêtre, un âne courait sur la nationale et toutes les voitures pilaient autour de lui.
Mercredi matin, nous partons vers Llanes pour une magnifique journée le long de la mer, avec la montagne à gauche. Nous marchons dans des forêts d´eucalyptus au milieu de prés, de vaches et de moutons. Nous arrivons à Llanes après 27 km et l´office de tourisme nous ouvre sa porte à 15h30, juste pour nous dire qu´elle ouvre à 17h. Nous devons donc trouver notre auberge nous même, le temps de nous décider car elles sont chères, elles sont toutes complètes. A 17h, il y a la queue à l´office et beaucoup de pèlerins sans logements. Nous ne portons pas la tente pour rien, 5km plus loin sur le chemin se trouve un camping...avec les douches chaudes payantes, le vrai bonheur car nos principes nous font prendre une douche froide. Toute la journée, nous étions dominé par une petite partie de ciel bleu entouré de nuage de pluie. Elle nous a abandonné juste au moment où nous montions la tente en tapant sur nos sardines avec nos chaussures car la terre est sèche. Un voisin a eu pitié de nous et nous a proposé son marteau, enfin un geste accueillant en Espagne.
Après une bonne nuit sous la tente, nous partons au milieu des campeurs endormis pour Saint-Esteban (6km après Ribadesella) soit 33 km. La journée ressemble à la veille très jolie, buccolique comme dit notre guide, et nous quittons souvent la route. L´aventure du jour a été la traversée d´un champs de vaches et en Espagne, nous nous méfions encore plus d´elles. Sains et saufs, nous finissons tout de même la journée par 6km de montée de nationale en plein soleil. L´auberge est une havre de paix avec un petit jardin et nous ne sommes qu´entre pèlerins (dont beaucoup de français avec qui nous dînons.
Vendredi, nous avons fait notre journée record de 43 km. Le manque d´auberge et le monastère de San Salvador de Valdedios nous ont fait marcher un peu beaucoup. Au cours de cette journée, nous avons quitté la mer et retrouvé la montagne ce qui ne nous a pas aidé. Nous quittons aussi le chemin côtier sous les conseils d´autres pèlerins pour rejoindre Oviedo et le chemin primitif. La journée est très belle mais très longue, les paysages vallonés sont magnifiques. A 2km de l´arrivée en montée en plein soleil après 41km, en nous voyant, une femme se précipite dans sa maison et en ressort avec de l´eau fraiche. C´est une belle rencontre car ce qu´elle exprime dépasse la barrière de langue. Le monastère se trouve tout en bas de la vallée (nous comprenons que nous devrons le remonter le lendemain). Sur place, il n´y a pas vraiment d´accueil, un moine sort juste nous tamponné nos crédantiales. Nous sommes les seuls pèlerins ce soir là dans un dortoirs de 15 places. Un peu austère. Nous partageons les vêpres en espagnol avec les moines.
Aujourd´hui, encore une longue journée pour rejoindre Oviedo en 36 km. Nous ne marchons quasiment que sur des petites routes à travers des petits villages de campagnes. L´ascension fut dure et l´effort de la veille nous ralentit. Oviedo est le point de départ du chemin primitif et la ville comporte beaucoup de monument, des reliques et la magnifique cathédrale de San Salvador. Nous dormons dans un gîte très sommaire et devons être une vingtaine dans un petit dortoir.
Nous vous mettons les photos depuis Castro-Urdiales jusqu´à Unquerra car le téléchargement est un peu lent, la suite la prochaine fois.
http://picasaweb.google.com/maxetjulie/Oviedo
Après 43 jours de marche, nous commençons à sentir que l´arrivée est proche.
A bientôt
Max et Julie
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• 30/07/2007 - 1000 km plus tard
Bonjour à tous,
Merci pour vos commentaires et nous avons bien vu les differentes photos de mon depart de Nanteuil.
Nous vous avions laissé à Castro où nous avions pris le temps de vous écrire avant d´aller nous installer à l´albergue. Grave erreur : Quand nous sommes arrivés, il ne restait plus qu´un lit et il n´était malheureusement pas question de dormir á deux dedans. L´hospitalier nous a proposé de planter notre tente dans le jardin. Nous avions á peine commencé á la monter que la police municipale a débarqué prevenue par les voisins. Ils ont controlés notre identité et nous ont demandé d´attendre la nuit pour la monter. L´hospitalier était désolé et nous a finalement trouvé un second lit reservé par un pélerin sans son autorisation. Nous avons donc pu dormir à l´interieur dans un dortoir de 16 avec de nombreux espagnols bruyants.
Le lendemain nous sommes partis pour Santoña. Nous avons marché un peu avec un espagnol Antonio qui connait tous les chemins et qui continue de les étudier chaque soir, il est trés gentil et nous traduit tout. Nous avons pris beaucoup de route. Nous sommes finalement arrivés à Laredo. Nous y avons retrouvé Antonio qui nous a offert une biére. Nous avons ensuite du longer toute la plage sur 4 kilomètres pour prendre un bateau pour traverser jusqu´à Santoña. Le bateau nous prend directement sur la plage, ça nous évite un détour dans les zones industrielles, nous le referons pour passer à Santander. Les pèlerins du moyen-âge utilisaient des passeurs. Nous arrivons dans une ville de pêche et dormons dans une auberge de jeunesse avec des fortes odeurs de poissons à 6 dans une minuscule chambre avec notamment Antonio qui nous avait réservé les dernières places.30km.
Samedi, direction Santander, nous marchons vite toute la matinée à travers la campagne qui ressemble à la France. Nous arrivons à prendre le bateau avant le déjeuner, 31km en une matinée, notre record. Après 30 min de bateau, nous découvrons Santander, ville importante sur le chemin mais dans laquelle la cathédrale est fermée à cause de mariage et la porte gardée par un policier. Nous sommes les premiers à l´Auberge et vite rejoints par une Espagnole hospitalière au Carmelle de Figeac. Suivent ensuite 3 adolescentes maquillées, bijoux qui ont l´air de faire le chemin light (surtout vu leur état de fatigue au moment de se coucher :leurs discutions empècheront tout le dortoir de dormir. Dans cette Albergue, pour la première fois, il y a une cuisine et nous pouvons nous faire des pâtes!
Dimanche, nous nous engageons dans une longue étape, trop longue finalement car en plus des 34km pour atteindre Santillana del Mar, nous en mettrons 3 à trouver un logement. Le chemin le plus rapide est celui du pont de la voie ferrée, nous devons donc passer à côté des rails. Nous nous retrouvons à 5 sur ce pont et l´un d´entre eux se met à crier "courez" en croyant entendre un train, nous traversons donc au pas de course. Quelques erreurs, quelques raccourcis nous font respecter cette longue étape sous la chaleur. Nous pensions arrivé dans un petit village, c´est une ville architouristique que nous trouvons (Le mont Saint-Michel), l´église est ouverte mais payante...et dans cette ville religieuse, aucun accueil n´est prévu au milieu de dizaine d´hôtels. Nous trouvons finalement place au camping dans des bungalows. Oh surprise, le bungalow d´à côté est occupé par les 3 jeunes espagnoles qui n´étaient pas levées quand nous sommes partis de Santander. Certaines personnes préfèrent le train parfois...Nous pouvons nous rafraichir dans la piscine et diner tranquillement à deux quand arrive Antonio qui nous avait dit Adieu le matin même, qui a attendu ses amis et est venu en bus.
Lundi, aujourd´hui, nous avons fait une petite étape pour nous remettre, 20km pour arriver dans la très jolie ville de Comillas et retrouver la mer. Nous avons traversé pleins de petits villages et retrouvé des chemins autres que la route. Arrivés à midi, nous avons passé l´après-midi à nous reposer en lisant Le Monde sur la place de l´église.
Demain, nous dirons au revoir à Antonio qui partage notre route depuis le premier jour en Espagne et qui bifurque vers le Sud.
Il nous reste moins de 500 kilomètres avant Saint-Jacques.
A bientôt,
Max et Julie
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• 26/07/2007 - 1 semaine en espagne
Bonjour a tous,
merci pour vos messages, rassurez-vous, le cameroun ce n´est pas si terrible que ça si on n´est pas prisonnier ou malade.
Comme prévu, nous avons retrouvé Stephane et Ingrid dans le train de nuit. Arrive 6h15 a Hendaye, nous sommes partis directement et avons franchi la frontière. Nous avons compris tout de suite que nous avions changé de pays : pas de boulangerie à la française. Apres quelques kilometres, sur les hauteurs d´Irun, nous nous arretons faire notre première pause devant l´eglise de Guadaloupe où une soeur nous propose de tamponner nos crédantiales. En Espagne, elles sont obligatoires pour dormir dans les gites. Ingrid et Stéphane n´en ont pas, la soeur leur fait donc une lettre de recommandation. Nous marchons ensuite 12 kilomètres sur une crète au bord de la mer, c´est un premier aperçu du chemin espagnol, de l´herbe à mouton, des fougères d´1.80m, des ronces, ... la reprise est difficile. Nous avons une petite distraction en traversant un port sur une petite navette. La marche sur Saint-Sebastien est très difficile, et longue pour une reprise et surtout un début : 29 km. A Saint-Sebastien, nous découvrons les auberges espagnoles dites Albergue : des dortoirs, rien pour faire à manger et des douches plus ou moins chaudes et plus ou moins fermées mais donativo (on paie ce que l´on veut pour l´eau et le ménage).
Le lendemain, une bonne étape nous attend 25km ou nous commençons directement par une bonne montée et des petites dénivelées. Nous finissons par 4 km au bord de la mer mais le long d´une nationale en travaux pour arriver fatigués, presque épuisés à Getaria. Mauvaise surprise, le gite est complet, il nous faut faire 6km en plus pour arriver à Zumaia après 31km, dur dur pour un 2e jour. Nous dormons dans un gymnase et rencontrons les autres pèlerins qui nous accompagnerons les jours suivants.
Samedi, nous faisons une petite étape pour récupérer : 14km jusqu´à Deba. Nous sommes dans un gîte sans douches mais la plage avec des douches est à quelques mètres, la sieste l´emporte sur la baignade. On pique-nique dehors, le contact avec les autres pèlerins est moins facile qu´en France à cause de la barrière de la langue. Il y a cependant beaucoup plus de pèlerins et aussi beaucoup de pèlerins à vélo. Nous avons du mal à nous sentir en pèlerinage car aucune église n´est ouverte.
Dimanche, nous partons pour Markina Xemein et 23 km à travers la campagne et presque la montagne tellement nous montons. Le paysage ressemble aux landes avec des forêts de pins. A l´arrivée dans la ville, nous trouvons une chapelle ouverte qui a éte construite autour d´un énorme rocher en mémoire d´un miracle, les trois rochers semblent tenir tout seuls. Nous dormons dans un tout petit dortoir avec 2 ronfleurs mais dans un couvent de moines Carmel.
Le lendemain, à peine parti Stéphane se fait mordre par un chien, superficielement mais ça ne rassure pas Julie avec les nombreux chiens agressifs que nous croisons. Puis c´est une longue marche sous une pluie de déluge pendant plus de 2 heures. Nous nous abritons avec de nombreux pèlerins à l´abri du porche d´une église que nous sommes heureux de trouver ouverte au monastère de Cenarruza. Après une journée boueuse et 25 km, nous arrivons à Gernika où la nuit est payante mais nous avons notre propre chambre et de quoi faire à manger.
Mardi, nous retrouvons la pluie de la veille qui nous accompagne toute la matinée et nous empêche de faire des pauses, nous marchons bien mieux et avons presque trouvé un rythme de groupe. Nous nous sommes lancés comme défi d´arriver les premiers après s´être fait charrier la veille d´ètre arrivés les derniers. Parti à 6h30, nous arrivons sans mal mais brillament les premiers à 13h devant le gîte de Lezama installé dans des préfabriqués qui n´ouvre qu´à 16h. C´est une petite prouesse car un pèlerin un peu lent nous appelle ensuite les TGV. Prévu pour 10, nous dormons à 16 (6 par terre) dans 20m2.
Mercredi, nous partons tôt car Stéphane et Ingrid prennent le bus à Bilbao à midi. Une dernière montée sur le sommet du mont Avril nous permet de dominer la ville qui s´étend sur des kilomètres. La ville est très jolie. Nous accompagnons Ingrid et Stéphane à leur bus qui part avec 30min de retard sans que personne ne s´en étonne. Il nous reste 15 km au milieu de friches industrielles et d´immeubles à l´abandon mais squattés. Nous arrivons après 30 km dans une jolie ville : Portugalete avec son pont transbordeur. Nous avons semé une partie des pèlerins et en rencontrons de nouveaux. Beaucoup de gens partent en fait de Bilbao.
Aujourd´hui nous avons retrouvé un paysage côtier et notre rythme de fin de chemin français. Nous marchons 28km en une grosse matinée, dont 12km sur une piste cyclable et le reste en compagnie d´un jeune allemand. La ville Castro Urdiales apparaît d´un coup avec une plage bondée qui contraste avec notre solitude sur les chemins. Nous allons dormir dans une albergue publique, comme il y en aura dans la majorité des villes. En Espagne, le chemin fait parti de la vie du pays et chaque ville met en place un accueil, et toute la journée, nous croisons des gens qui nous disent "buen camino" (bon chemin).
Plus de 600 kilomètres nous séparent de Compostelle mais nous avons un bon rythme et aucun problème de santé.
Vos pensées nous portent et nous porteront dans les moments difficiles.
A bientôt,
Max et Julie
Voici les photos du début de l´Espagne
http://picasaweb.google.com/maxetjulie/Espagnebilbao
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• 18/07/2007 - Carquefou 2007
Bonjour à tous,
notre formation est déja finie. Ce fut 12 jours intenses, où nous avons été préparés toute la journée sur divers aspects de la coopération : comment allons nous réagir par rapport à une autre approche de l'Eglise? Comment allons nous réagir face à la corruption ? face à la difficulté de compréhension sur des logiques différentes etc.. Mais aussi des mises en situation (comment soigner 100 prisonniers infectés par la galle dans une prison de 150, où il n'y a pas de toilettes ni vraiment d'eau, où les femmes et les hommes sont mélangés et où les gardiens ne sont pas payés et laissent sortir les prisonniers la nuit au Tchad+sida+palu). Tous les cas étudiés sont des cas réels. Nous apprenons les coutumes, les différences culturelles et avons le temps de réfléchir sur notre engagement lors de conférence (le don gratuit ?, la mondialisation, l'universalité des droits de l'homme et l'Eglise) et de discution avec d'anciens volontaires ou des intervenants camerounais. Ces 12 jours furent aussi l'occasion de rencontrer les autres coopérants qui partent au Cameroun.
Nous avons fini ce stage par la messe d'envoi de l'évêque car nous sommes envoyés par l'Eglise (Michèle et Paul ont pu partager ce moment avec nous, en route vers la Bretagne). Si vous voulez plus d'information sur l'association qui nous envoie : la DCC .
Si voulez voir quelques photos http://picasaweb.google.com/maxetjulie/Carquefou2007
Nous repartons ce soir en train de nuit pour Hendaye à la frontière espagnole et nous sommes rejoints dans le train par Stéphane et Ingrid. Quelques 900 kilomètres nous séparent de Fisterra.
A bientôt,
Max et Julie
PS: Pour l'équipe de Nanteuil, avez-vous des nouvelles de Jessie?
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• 10/07/2007 - Fin de la première partie, détails
Bonjour à tous, Nous voici arrivé depuis quelques jours à Carrquefou pour notre formation avant le Cameroun mais le rythme est intensif entre temps de groupe, conférences, et échanges avec les autres volontaires. Nous sommes 170 à partir dont 21 au Cameroun. On pourra enfin vous parler du Cameroun à notre retour. Revenons au récit de notre périple. Nous vous avions laissés à Eauze vendredi soir. Samedi matin, nous partons donc pour Arblade-le-haut finalement, 3km après Nogaro, suivant les conseils d'une pèlerin qui nous déconseille Nogaro car la ville abrite un circuit automobile assez bruyant, ainsi qu'un hélicoptère. Nous avons du mal à quitter la ville car un cafetier nous arrête pour nous demander de signer son livre de pèlerins, puis des fêtards espagnols...Nous faisons la connaissance de 2 réunionnaises, soeurs dont l'une est un peu trainée par l'autre. Nous les croiserons pendant plusieurs jours en nous échangeant des paroles encourageantes. Après 22kms qui se terminent en plein soleil sur la route (Julie rougit) nous arrivons à nouveau dans une halte de Compostelle où le mari tond la pelouse juste pour notre tente. L'acceuil est très chaleureux et nous mangeons à côté des pèlerins en 1/2pension en goutant leur soupe et leur gateau. Le lendemain nous repartons pour une petite journée de 22 km vers Aire-sur-Adour. Nous marchons toute la matinée en prenant un raccourci de 5 kms, grâce à un grand-père qui a rebalisé le chemin historique et direct, laissant le GR. Il a installé des bancs devant sa maison pour que les pèlerins prennent le temps de s'arrêter discuter avec lui. Plus tard, c'est un autre qui nous interpelle pour nous raconter toute l'histoire de la région. Finalement, quand on quitte le GR, les gens sont plus acceuillants car ils voient moins de monde. A 2km de la ville, nous nous arrêtons dans un parc pour manger en hésitant où dormir. Camping ou gite? Un homme étrange vient juste nous voir pour nous prévenir qu'une tempête arrive le soir et que le camping sera sûrement innondé. Drôle de hasard. Pas de camping donc. Le gîte où nous attérissons est un passage un peu incontournable en fait car il est tenu par un ancien pèlerin qui a pensé à beaucoup de choses pour que nous nous sentions chez nous. Il a un sens de l'accueil remarquable. Nous sommes malgré tout les seuls à rester nous faire à manger, les autres allant au restaurant. C'est un fait : la journée nous sommes tous pèlerins, nous oubliés d'où nous venons et il n'y a plus de différences entre nous, mais le soir, nous reprenons un peu chacun notre place social, un peu dommage mais pas attristant. Lundi matin, nous passons faire notre course à 6h30 car le Casino du coin ouvre exprès entre 6h15 et 6h45 pour les pèlerins, il ne rouvre qu'à 8h sinon. Nous partons pour Arzacq-Arraziguet, 32km. Le chemin est agréable, on passe dans des petits villages par contre nous rencontrons de moins en moins de pèlerins. Arrivé dans un petit village, un prêtre freine en plein virage devant nous, juste pour nous tamponner notre crédential (nous avons sur ce petit papier, un tampon de chaque ville traversée qui permet d'attester le pèlerinage) et nous donner sa carte de visite pour que nous lui écrivions du Cameroun. Nous croisons un allemand qui refuse d'écouter les 2 réunionnaises et qui marchera 7km de plus, repassant par son propre chemin. Nous arrivons au gîte communal dans lequel pour la première fois nous pouvons planter la tente. Nous rencontrons une canadienne qui parle trop vite anglais, est contente de voir des jeunes et exclut un peu les trois personnes agées avec qui nous dinions, qui partent alors se coucher. Elle nous donne des nouvelles de Kelly l'américaine du début et d'autres pèlerins derrière nous. Mardi matin, nous partons pour Arthez de Béarn,avec une étape de 33 km. Nous faisons la connaissance de 2 dames, une pianiste professionnelle et une anésthésiste Belge sur les crêtes faisant face aux pyrénées. Il est toujours facile de marcher avec des nouvelles personnes car on échange sans penser. Il fait un peu plus beau mais le temps ne nous permet pas de ranger nos ponchos loin d'accès. Nous aprecevons toute la journée les pyrénées mais les nuages nous cache un peu la vue. Arrivé à Arthez, nous retrouvons tous les pèlerins et prenons un goûter tous ensemble. Une réunionnaise a du venir en taxi car elle souffrait un peu, mais tous avons bon moral. Comme d'habitude, seuls les jeunes se dirigent vers le gîte communal. Nous y retrouverons Delf, l'allemand qui ne faisait pas trop d'efforts de communication et que nous avions perdu ces derniers jours et Genevieve la Canadienne.
Le lendemain, mercredi, c'est un petit pincement car c'est notre dernière étape sur le chemin avant la pause. Nous marchons jusqu'à Navarrenx avec quelques difficultés (pluie et douleur au dos pour Julie) et 32 km. Nous croisons personne de la journée ce qui est agréable parfois. Nous avons déjeuné près d'une abbaye qui nous a servi de refuge contre la pluie. Le seul endroit où on aurait pu acheter à manger était fermé le mercredi. C'est une difficulté pour les étrangers de comprendre l'organisation du commerce français, fermé le dimanche, le lundi et le mercredi. Nous arrivons les derniers à Navarrenx dans une jolie ville fortifiée (Vauban aurait pris exemple de ces fortifications...), juste à l'heure pour l'acceuil des paroissiens et le verre de l'amitié (Jurançon de région). C'est l'occasion de dire en revoir aux autres pèlerins car bien évidemment nous avons mangé seuls au gîte communal, même si les autres y dormaient. Delf qui ne communiquait pas beaucoup a parru très touché de nous quitter et nous avons partagé un verre de jus d'orange au petit déjeuner. Pour ne pas quitter brutalement la marche, nous avions décidé d'aller jusqu'à Mourenx (où habitent la marraine et filleule de Julie) à pied mais sans chemin de randonnée, nous avons suivi la route tout du long (17km). Nous sommes amusés car nous réalisons que nous pouvons maintenant aller n'importe où à pied. Nous sommes reçu mieux que n'importe où par la famille Laureau qui nous font goûter les spécialités de la région (notamment un gateau basque XXL) et nous font une visite guidée de Pau (nous y allons en voiture, ça fait bizarre, mais c'est reposant). Le papa de Julie nous a rejoint pour nous déposer à Bordeaux le lendemain. Nous avons failli râter notre train qui est finalement parti avec 30 min de retard. Arrivés à Nantes, nous avons un comité d'accueil Schaffer et passons une bonne soirée à la découverte de Nantes et de son camping animé...par nous. Après le funiculaire de Pau, nous prenons le tram de Nantes. Merci à la famille Laureau, à Freddy, à François, Albert et Léo pour ces jours où ils se sont adaptés à notre état et nous ont requinqués. Une pensée toute particulière à nos amis qui se sont mariés : Marie-Alix et Fabrice, Emilie et Geoffroy, Xavier et Perrine, nous étions de tout coeur avec vous et vous souhaitons un bel élan dans votre nouvelle vie à deux. Nous préparons activement notre départ en Afrique tout en gardant nos réflexions, notre détachement en suspens.
A bientôt Max et Julie
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• 6/07/2007 - Fin de la première partie
Bonjour à tous,
nous voici arrivé à Mourenx, après 26 jours et 689 km.
Gisèle, nous avons effectivement croisé Patrick et Françoise, 2 fois, une fois à Lectoure et l'autre fois à la chapelle St Germaine, ils ont mangé sur la table de pique-nique juste avant le couple qui l'a cassé !
Nous vous écrirons la fin de cette première partie bientôt car nous espèrons nous connecter à Nantes.
En attendant, voici les photos.
http://picasaweb.google.com/maxetjulie/CahorsMourenx
Nous avons beaucoup de rencontres, de chemins et de découvertes à vous raconter.
A bientôt,
Max et Julie
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• 29/06/2007 - 533 kilomètres...suite
Bonjour à tous,
finalement, nous sommes arrivés tôt et nous pouvons continuer à vous raconter notre semaine.
Petite précision, aussi gros soit-il, ils peuvent aller jusqu'à 1.60m, le serpent était une couleuvre, inoffensif donc mais très effrayant.
Lundi matin, nous partons pour Moissac, 26km. C'est le premier jour d'une semaine où le temps n'est pas terrible. Le chemin n'est pas difficile et nous marchons vite aidés par des moustiques qui nous font parfois courir. Nous sommes dévorés. Comme souvent, nous visitons une jolie chapelle que les gens des alentours ont restauré. Nous déjeunons en plein vent qui nous rappelle l'Aubrac. L'arrivé à Moissac est assez moche, car nous traversons la zone commerciale sur 3km. Nous cherchons la maison des soeurs. Fatigués nous nous reposons sur un banc quand une soeur surgit d'une rue : miracle?Pas vraiment car nous trouvons effectivement le couvent mais leur acceuil est plein et nous sommes reconduits par un joli "il fallait réserver". Plus tard dans un presbytère nous verrons afficher "ne réserve pas pour laisser faire la providence". Comme tout le monde nous allons donc dans l'ancien couvent des carmels en hauteur de la ville devenu gîte communal. Nous y retrouvons les différents jeunes du chemins qui arrêtent tous à Moissac cette année. Pour eux c'est donc un peu la fête ce soir là, nous sommes 4 jeunes filles de médecines, 2 infirmières(dont une travaille à Trousseau dans un service bien connu par certains d'entre nous, d'ailleurs elle adore Sparadra), et un paysagiste breton. Nous partageons une bouteille de cidre et des pâtes. Après le repas, pendant la vaisselle, nous chantons les chants du chemin.
Le lendemain, nous redevenons les seuls jeunes du chemin et presque les seuls pèlerins car la plupart s'arrête à Moissac. Nous n'avons pas de but précis, au moins jusqu'à Saint-Antoine. La matinée passe vite car nous longeons un canal pendant plus de 12 km. Nous déjeunons à Auvillar, après 20km, nous avons un panorama magnifique sur la vallée de la Garonne. L'après-midi se passe bien et nous arrivons encore en forme à Saint-Antoine. Nous continuons donc mais la pluie et la fatigue nous rattrape, ces 5km supplémentaires sont durs. Nous arrivons épuisés à Flamarens (34km) un peu à l'improviste dans une famille recommandée par les souers de St-Côme. Nous ne tombons pas au mieux mais nous sommes là et la porte est ouverte. Nous avons une chambre prévu pour les pèlerins de passage et participons à la préparation du repas. Nous dinons avec les 4 fils et les petits nous font beaucoup d'animations. Nous mangeons des produits de leur ferme/jardin, c'est excellent. Au cours de la discution, nous apprenons que leur oncle a réalisé toute l'électricité de l'hôpital de Pouma où nous partons au Cameroun. Petite coïncidence, cadeau de la providence? Après une prière en famille, nous faisons notre première bonne nuit depuis le départ du Puy.
Mercredi matin, Isabelle s'est réveillée pour nous souhaiter une bonne route. Le début est difficile car il pleut fort et les montées sont glissantes avec la boue. Nous faisons une grande pause le long d'un lac et revoyons notre but de la journée à la baisse car nous ne voulons pas forcer notre corps et nous sentons des signes de limite. Nous nous arrêtons donc à Lectoure pour déjeuner et nous y restons pour dormir. Nous somnolons devant le presbytère qui n'ouvre qu'à 15h. Nous sommes accueillis par 2 hospitaliers qui nous feront un excellent coq au vin le soir. Nous sommes dans un dortoir et partageons le repas avec 2 hollandaises (une est partie de hollande il y a 2 mois et demi, l'autre de cluny, il y a 7 semaines), un allemand qui ne fait pas beaucoup d'efforts pour parler français et un couple de jeune retraité qui a toujours l'air de faire la course quand nous les croisons sur le chemin. Au dîner, il y aussi le prêtre qui est très malade et que nous avons eu la chance de rencontrer en allant à la messe qu'il a dite juste pour nous deux dans la sacristie, c'était une première pour nous. Le lieu est très chaleureux et le prêtre très drôle même s'il pense mourrir bientôt. Une fois de plus, le chant du pèlerin rythme la vaisselle.
Jeudi matin, nous partons pour une journée de 27 km vers Condom. Nous marchons essentiellement dans les champs, nous nous arrêtons pour manger dans le jardin d'une chappelle restaurée. Nous avons un énorme fou rire quand un couple de pèlerins casse le pied de la table de pique-nique et reparte comme si de rien était. Heureusement, les études de Max lui permettent de trouver une solution, vous verrez les photos. Nous arrivons à Condom en pleine forme et sommes contents d'avoir fait une pause la veille. Nous avons de la chance de tomber dans le créneau de l'acceuil de l'église (seulement 4h par semaine), nous partageons le biscuit spécialité de la ville avec une paroissienne accueillante mais pas très bavarde voire un peu sourde. Nous allons nous installer dans le gîte communal qui est un ancien internat, nous y retrouvons juste l'allemand qui ne fait toujours pas d'effort pour communiquer avec l'hébergeante.
Aujourd'hui, nous avons marché 33 kilomètres mais le temps est idéal : frais et nuageux. Ce matin, nous avons la pression en partant car un couple qui reprend le chemin à Condom part à 5h du matin. En partant à 7h, nous sommes heureux de les rattraper vers 10h et prenons réellement conscience de nos progrès depuis le début. Nous avons passé toute la journée au milieu des vignes et sur des chemins plats interminables dans les bois avec nos amis les moustiques. Nous sommes arrivé de bonne heure au gîte communale, toujours en dortoir mais nous sommes maintenant bien habitués.
Demain, nous allons juste à Nogaro à 19 km. Petite étape mais nous suivons un peu les villes.
Un jour d'avance mais JOYEUX ANNIVERSAIRE à François et longue vie à ta nouvelle jambe sans plâtre.
A bientôt.
Max et Julie
On mettra des nouvelles photos plus tard, demain peut-être.
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• 28/06/2007 - 500 kilomètres...
Bonjour à tous,
tout d'abord, un grand merci pour vos messages qui nous relient à vous. Sur le chemin, nous nous remémorrons beaucoup de moments partagés. Le chemin est vraiment devenu notre vie, comme nous pensons l'avoir vécu jusqu'ici et comme si on lui retirait nos artifices et habitudes. Nous vivons simplement au rythme de nos pas, à l'écoute de notre corps et chaque soir nous arrivons quelque part. Chaque matin, nous ne savons pas où nous dormirons ni avec qui nous mangerons le soir, on essaie de suivre l'évangile de notre mariage : faire confiance. Tous les endroits où nous nous arrêtons deviennent notre chez nous. Nous cotoyons randonneurs et pèlerins, jeunes et retraités, des gens à la recherche de l'épreuve physique, d'autres de l'épreuve spirituelle. Mais le chemin met tous les gens au même niveau, nous sommes tous marcheurs, quelque soit nos motivations, buts, conditions, nous connaissons tous le prix d'un pas.
Nous vous avions donc laissé vendredi soir à Cahors après le départ de Marion (que nous remercions pour son message).
Samedi matin, nous quittons Cahors par le pont Vallentré et escaladons le plateau qui surplombe la ville. C'est la première fois que nous voyons marquer "chemin sportif" mais nous avons maintenant de l'entrainement. Nous croisons quelques pèlerins mais beaucoup ont fait comme Marion et se sont arrêtés à Cahors. Direction Montcuq (prononcé le q). La route est agréable en pleine campagne, nous nous sentons vraiment bien , fort de 2 semaines de marche, nous avalons 33km facilement. Nous trouvons un gîte que nous choisissons car nous pouvons enfin planter la tente. Ce gîte est un exemple de l'hospitalité parfaite et nous apprenons qu'une charte existe pour l'acceuil des pèlerins. Nous sommes accueilli par Jacques qui commence par nous serrer la main et nous offrir un verre de sirop de lavande (à deviner, rien de plus dur). Nous plantons donc notre tente pour la première fois ! Elle n'est vraiment pas très grande mais très bien faite, montée en 2 minutes. Le soir, nous mangeons tous dans la même pièce, nous, 4 jeunes filles en médecine et un allemand qui faisons notre repas nous-même, et tous les pèlerins retraités qui ont pris la formule 1/2 pension. Il y a aussi avec nous une table de la communauté de l'Arche. La soirée est animée de discutions, lecture et soins des pieds par la responsable du gîte qui est infirmière.
Le lendemain nous ne partons qu'à 9h car nous avons prévu une petite journée de repos. Nous passons par le marché de Montcuq et prenons un chemin sans difficultés particulières. Au bout d'une heure de marche, un serpent énorme fuit devant notre arrivée, il mesure plus d'un mètre et est très gros. Nous redoublons de concentration et accélèrons notre pas conscient que le soleil les attire sur notre chemin. Arrivé à 1km de Lauzerte, notre étape, un autre serpent monstrueux fuit devant nous à une vitesse folle et saute dans les branches d'un arbre sous lequel nous sommes sensés passer. Un peu trop de frayeur nous fait faire un petit détour par un champ, en guettant le moindre bruit. Avec toutes ces émotions, nous avons marché 15km sans pause. Nous arrivons à Lauzerte, première ville perchée, dont la particularité est qu'elle est creusée. Le rocher sur lequel elle a été construite a servi pour extraire les pierres pour construire les maisons. Comme la veille, nous sommes accueilli dans un gîte où l'hospitalité prime avec cette fois-ci un sirop de violette et une piscine. Nous plantons notre tente et profitons de la piscine. Après avoir visité les caves de la ville avec notre hébergeant, nous mangeons notre repas à coté des 1/2 pensions...La soupe et le dessert nous sont quand même offerts.
On doit vous laisser car le cyber de Condom ferme, on vous racontera la suite sûrement samedi car demain nous avons une grande étape.
On pense toujours autant à vous et marchons pour ceux qui ne le peuvent pas.
Max et Julie
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• 22/06/2007 - 13eme jour
Bonjour à tous,
merci pour tous vos messages qui nous ont tous fait très plaisir car nous pensons souvent à vous.
Nous n'écrivons que maintenant car l'accès à internet est parfois réduit dans les fermes ou les communautés religieuses...
Depuis qu'on vous a laissé, que de kilomètres parcourus, de fatigue, de douleur, mais surtout de personnes rencontrées qui nous encouragent à continuer et une force qui souvent nous porte
Nous vous avions laissé à Aumont Aubrac ou nous dormions dans un presbytère au milieu de salle de cathé. cette nuit nous a encouragé à nous touner ves les communautés religieuses pour dormir.
Aprés Aumont Aubrac, nous sommes donc partis de bon matin, à l'ouverture de la boulangerie biensûr, pour Nasbinals.
Beaucoup de pélerins le décrivent comme la plus belle étape au milieu de l'Aubrac et nous vous le confirmons. L'Aubrac s'est une étendue sans fin de prés et de champs de fleurs séparés par des petits murets de pierre. Il n'y a personne à l'horizon à part des vaches. On se sent en même temps petit au milieu d'une si grande éténdue et en même temps fort en contact direct avec cette nature. Nous sommes arrivés à Nasbinals après environ 25km dans un petit village où nous nous sommes bien reposés. Nous avons logé au dessus d'une école et partagé du vin avec l'américaine.
Le lendemain, nous avions prévu une petite étape de 16km pour sortir de l'Aubrac jusqu'à Saint-Chély, en traversant des troupeaux de vaches et en montant à notre point culminant (autour de 1400m). Même sous la pluie, peut-être même surtout sous la pluie, l'Aubrac est magnifique. Arrivé à Saint-Chely à midi, nous sommes en forme et un peu en attente d'autres choses car nous avons marché depuis Le Puy avec quasiment les mêmes gens que nous retrouvons de gîte en gîte.
Nous continuons donc une fabuleuse descente vers Saint-Côme d'Olt pour notre première grande étape de 32km. L'après-midi fut longue avec des pauses dans les ruisseaux pour rafraichir nos pieds. Nous avons été encouragé sur le chemin en trouvant un abris avec un thermos de café, des bonbons, etc.. posés sur une table en bois. Le soir épuisés nous avions prévu de dormir dans un couvent. Arrivés devant le couvent nous hésitons à entrer. Il vient juste d'être refait et il ressemble à un palace et nous sommes loin d'être "présentables". Nous sommes reçus comme des princes et confiés à un hospitalier, personne inconnu jusqu'alors qui est en fait une personne bénévole chargé par la communauté de prendre soin de nous.Il nous offre un verre d'eau, s'interesse à notre route et nous montre notre magnifique chambre avec vue sur SAint Come. Au repas nous sommes "jeunes" et devons finir tous les plats au bonheur de MAx qui est devenu le chouchou de la seconde hospitalière. Nous sommes ses premiers pélerins en voyage de Noce. Elle s'occupe même de nous trouver une chambre pour les deux nuits qui suivent dans deux autres communautés. Aprés le repas, nous prions avec deux pélerins, quatre soeurs et les deux hospitaliers dehors, devant une vierge, sous un ciel rose. Leur sincérité dans leur prière et leur simplicité nous touchent beaucoup. Elles nous apprenent le fameux chant des pélerins "ultreia". Avec elles, de marcheurs, nous sommes devenus pélerins.
Le lendemain aprés un petit déjeuner préparé pour nous et les encouragements d'une soeur adorable de 94 ans qui se léve expres pour nous, nous partons vers Estaing, ville de Giscard. Nous longeons le Lot et faisons escale à Espallion. Sur le chemin, nous rencontrons de nouveaux pélerins et visitons avec eux une chapelle à l'étage d'une Eglise. Arrivés à Estaing, nous sommes charmés par cette ville au bord du Lot. Nous retrouvons un pélérin du début, ancien SDF, et logeons dans une communauté des "hospitaliers de saint jacques". L'accueil est moins chaleureux et les temps de prière moins naturels.
Nous repartons le lendemain trés tôt pour une étape que nous espérons sera la plus longue : 36 km. Dimanche, nous partons vers Conques. La route est agréable mais très longue, interminable parfois car sur les conseils des gens de la communauté nous prenons des variantes qui n'en finissent pas. Nous arrivons épuisés à Conques à 18h30 juste avant le repas. Nous sommes encore une fois très bien accueilli et chouchouté par l'hospitalier, notamment car à Conques, la beauté de la ville attire aussi des touristes. Nous nous remplissons de lasagne au saumon avant d'avoir une conférence sur l'Abbaye et un temps de prière avec les frères. Dans ces communautés, le pèlerin donne ce qu'il peut.
Lundi 18, notre première pensée va à Erwan pour son anniversaire. Notre seconde pour Marion qui doit nous rejoindre dans l'après-midi à Decazzeville pour finir la journée à Livinhac-le-haut. 26km. La sortie de Conques est une véritable escalade. Le soir avec Marion, nous logeons dans le gîte communale avec l'Eglise sous notre fenêtre. Nous lui faisons gôuter la bière de l'aubrac.
Mardi, nous partons pour Figeac avec notre nouvelle équipière, fraichement équipée, un peu trop fraichement car ces chaussures lui font très mal, mais ne l'empèchent pas de garder son rire. 27km. A Figeac, nous arrivons chez des soeurs Carmélites, les dortoirs sont complets et elles nous ouvrent exprès une petite maison pour nous. Nous partageons à nouveau un repâs avec tous les pèlerins, notamment un couple charmant d'Alsacien qui fêtent leur 50 ans de mariage sur le chemin. Ces moments partagés se font naturellement, en toute fraternité.
Le lendemain, 32km jusqu'à Cajarc. La route est longue pour Marion. L'arrivée nous offre un panorama sur la ville et le Lot. Nous dormons en gîte communale avec un dortoir de 8 pour nous 3 et goutons du vin Gaillac, ville par laquelle nous croyons passer le lendemain.
Jeudi, route interminable, 3eme jour pour Marion, ce fameux 3eme jour...Nous marchons de 7h30 à 19h. 33km. Nous passons dans un village nommé Gaillac mais rien à voir avec le vin. Nous arrivons dans un magnifique couvent à Vaylats où les hospitalières chouchoutent Marion.
Aujourd'hui, nous avons marché vite et en pleine forme jusqu'à Cahors 25km et Marion est repartie vers Paris. Nous dormons dans un foyer de jeunes, bientôt la tente nous espérons car nous la portons depuis maintenant 2 semaines.
En 13 jours, nous avons eu le temps de parcourir 346 km. Nous sommes beaucoup mieux et commençons à profiter pleinement. Demain sera plus facile car nous avons rendu à Marion nos affaires pour le froid des nuits du massif central.
Nous pensons bien à vous, vous nous aidez sûrement car on se sent souvent porter par vos pensées.
Nous ne nous soucions toujours pas de demain, à chaque jour suffit sa peine.
A bientôt.
Max et Julie,
PS: vous trouverez en cliquant sur la photo, nos nouvelles photos, elles ne doivent pas toutes être dans l'ordre.
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• 13/06/2007 - 4eme jour de marche
Bonjour à tous,
Nous voici à Aumont-Aubrac après 4 premiers jours difficiles mais heureux.
Nous sommes arrivés samedi après midi au Puy-en-Velay où nous avons commencé à sentir le poids de notre sac. Nous avons dormi dans un gite (notre premier) et nous avons pu grimper jusqu'à la vierge qui domine la ville.
Le lendemain matin fut le vrai départ, avec tout le poids des sacs sur une immense côte en plein soleil, qui nous a fait douter quelques secondes. Nous avions commencé la journée tôt par la messe d'envoi à 7h à la cathédrale du Puy. Ce fut une journée entière avec nos premières rencontres, nos premières pluies, nos premiers égarements du chemin, nos premières côtes, etc..
Nous sommes arrivés avec tout un petit groupe (car nous ne sommes pas beaucoup encore à cette période) à Saint-Privat d'Allier après 23 longs kilomètres. Nous avons dormi dans un gîte plus convivial où tout le monde prépare son repas et mange dans la même pièce.
Lundi, départ pour Saugues avant tout le monde vers 7h30 car nous petit déjeunons en route. Ce fut une journée pleine de dénivelés avec pour commencer une grande descente sportive dans les rochers puis une montée interminable (450 mètres de dénivelés). Nous arrivons tôt à Saugues vers 15h sous la pluie toujours. Nous avons eu le temps de faire connaissance de 2 japonais, un espagnol, un allemand qui venait d'Allemgne à pied et qui avait déja un mois de marche, 2 mamies de 75 ans, un ancien SDF, et ce soir une américaine de 20 ans qui propose de faire la route avec nous le lendemain (pour se reposer dit-elle car elle marche beaucoup plus vite) .20km.
Mardi, ce fût la journée la plus dure mais nous étions prévenu, ce fameux 3eme jour...Nous avons mal partout et Julie ne tient plus debout au bout de 3 km. L'américaine est patiente. Ce devait être une petite étape mais le chemin change selon les gîtes parfois, le site de La Sauvage nous a rajouté 4km pour porter la journée à 26km! Nous avons atteri dans une petite ferme d'un village de 10 maisons de Lozère(La Roche). Nous étions tous les deux avec l'américaine qui ne parlait presque pas français. Ce fut très particuliers de se retrouver chez des gens avec elle au milieu de nul part. Nous avons mangé des oeufs de la ferme et des pâtes qui par chance sont arrivés à nous par une camionette qui passe le mardi et le vendredi approvisionner le village.
Mercredi, journée très agréable, 23km dont la plupart au milieu des pins. Nous sommes partis à7h pour éviter le soleil et nous partirons peut-être encore plus tôt demain. Nous avons bien marché pour arriver à Aumont-Aubrac vers 14h. Nous avons croisé un suisse qui marche au pas de course (60km par jour), et un vrai pèlerin qui rentrait de Saint-Jacques, sans rien, le visage un peu brûlé par le soleil avec un pèlerinage de 102 jours pour le moment. Nous logeons ce soir dans une salle paroissiale
Voici les premières photos
http://picasaweb.google.fr/maxetjulie/CompostelleLePuy
Nous vous remercions encore, et pensons beaucoup à chacun d'entre vous, vos prières que nous portons nous portent à leur tour.
Si certains veulent venir marcher, prévoyer un sac ultra léger sinon il vous faudra trop de temps d'adaptation.
On vous embrasse,
à bientôt
Max et Julie
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• 9/06/2007 - Départ !!
Les sacs sont bouclés, l'appartement prêt à être sous-loué (avis aux gens intéressés), tout est rentré, je ne sais pas exactement le poids des sacs. A mon avis le mien dépasse les 10kg...peut-être 11kg. On prend le train à 13h à gare de Lyon. Arrivé prévu 17h17 au Puy-en-Velay. On visite et on commence à marcher demain : enfin ! On attend que ça. On va pouvoir intérioriser notre engagement. Pour l'instant, on est en pleine forme et on vous embrasse. Max et Julie

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• 4/06/2007 - Départ samedi
Nous avons presque fini d'acheter notre matériel, nous partons super équipés : - sac à dos 45 et 50 litres, - tente ultralight 2kg, - duvet très compact 830 g, - serviettes compressibles, - vêtements innovations décathlon (transpirant, imperméable, chaud, froid, on vous dira) bientôt prêts à partir, reste à régler les questions administratives.
 
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• 31/05/2007 - Photos du mariage
• 31/05/2007 - Mariage
Bonjour à tous, Ca y est samedi, nous avons dit oui, puis nous nous sommes unis à l'église. Merci à tous d'avoir été là, vous nous donnez un magnifique élan. Vous trouverez quelques photos dans le prochain message, il vous suffira de cliquer sur la photo des ballons.
Nous pouvons nous concentrer sur notre départ, non sans quelques jours de repos. Merci encore.
Max et Julie
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• 11/05/2007 - Planning
Nous partirons en train de Paris entre le jeudi 7 et le samedi 9 juin, le temps de régler quelques détails matériels et de rendre visite aux familles qui n'ont pas pu venir au mariage. Il faut qu'on parte du Puy-en-Velay avant le 10 juin. Arrivée prévu à Orthez le 6 juillet, nous quittons le chemin pour remonter en train à Nantes, nous y avons une formation pour le Cameroun du 7 au 18 juillet. Nous pensons repartir de Bayonne ou d'Irun le 20 juillet et arriver à Saint-Jacques puis à Cabo Fisterra (la côte) vers le 28-30 août.
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